L'essentiel
Les feux de forêt émettent des particules fines PM2.5 parmi les plus dangereuses pour la santé humaine. Plus d'un milliard de personnes dans le monde sont exposées à cette pollution au moins un jour par an. À l'intérieur d'un logement, les concentrations peuvent atteindre trois fois les niveaux habituels même fenêtres fermées. Les enfants, les personnes âgées et les personnes asthmatiques sont les plus vulnérables. Un purificateur d'air éliminant les PM2.5 réduit efficacement l'exposition en intérieur, selon une étude publiée dans Science Advances en 2025.
Les feux de forêt frappent chaque année avec une intensité croissante : sud de la France, Californie, Canada... Dès que la période estivale s'installe, de nombreuses régions se retrouvent touchées par les flammes. L'été 2025 n'a pas fait exception. Dès le mois de mai, le Canada s'est embrasé : 470 incendies classés comme incontrôlables, près de 7,3 millions d'hectares brûlés au Manitoba et en Alberta. Cette saison s'impose comme la deuxième plus dévastatrice après 2023. En France, un incendie s'est déclaré le 8 juillet près de l'Estaque à Marseille, détruisant 750 hectares. Début août, un feu près de Ribaute, dans l'Aude, a ravagé 16 000 hectares.
Au-delà du danger immédiat pour les biens et les personnes, ces incendies ont un impact direct et mesurable sur la qualité de l'air que nous respirons, à des centaines voire des milliers de kilomètres des flammes. Plus de 1 milliard d'individus dans le monde sont exposés au moins un jour par an à la pollution de l'air due à des feux de forêt1. Et les particules issues de ces feux comptent parmi les plus nocives pour la santé humaine.
Cet article fait le point sur les mécanismes, les données mesurées sur le terrain et ce que la science récente dit des solutions disponibles pour se protéger en intérieur.

Tous les départs de feux ne sont pas des feux de forêt. Selon le site Notre Environnement du gouvernement français, au moins 0,5 hectare de forêt doit avoir brûlé, et la partie haute des arbres doit avoir été calcinée, pour qu'un incendie soit qualifié comme tel. Trois éléments doivent être simultanément réunis : une source d'ignition, un combustible et des conditions météorologiques favorables à la propagation.
Ces conditions sont celles de températures élevées associées à une faible humidité et à des sols secs. La végétation asséchée s'enflamme facilement. Le vent aggrave la propagation. Dans 90 % des cas, une activité humaine est à l'origine du départ de feu : travaux agricoles, chantiers, mégot mal éteint, barbecue2.
Le réchauffement climatique est un facteur aggravant bien documenté. Au Canada, la superficie brûlée est passée de 1,5 million d'hectares en 2012 à 5,5 millions en 2025. Mike Flannigan, professeur à l'Université Thompson Rivers spécialisé dans les feux de forêt, attribue cette progression à l'assèchement général des écosystèmes lié au dérèglement climatique3. L'Europe connaît la même dynamique : l'association EUSTAFOR identifie le changement climatique comme facteur aggravant des feux, particulièrement dans la région méditerranéenne4.
En France, selon la Trajectoire de Référence pour l'Adaptation au Changement Climatique (TRACC) portée par les autorités et Météo France, d'ici 2050, 50 % des forêts métropolitaines seront soumises au risque d'incendie, contre un tiers aujourd'hui. L'INRAE estime que les grands feux passeront de 7 à 10 par an en 2050, et pourraient atteindre 20 si les émissions de gaz à effet de serre continuent de croître5.

Face à la recrudescence des feux de forêts, il est primordial de s'interroger sur les effets de ces incendies sur notre santé respiratoire. En effet, les feux de forêts ont un effet très dégradant sur la qualité de l'air.
Grâce à des outils professionnels mesurant la qualité de l'air extérieur, nos équipes TEQOYA ont ainsi pu analyser de nombreuses données sur les feux de l'été 2025 et identifier une augmentation considérable de particules fines dans l'air en concomitance avec le déclenchement des feux de forêts.
Les graphiques suivants présentent ainsi l'évolution de la qualité de l'air sur deux mois, en juillet et août 2025, dans les zones européennes touchées par des feux d'ampleur. Ils permettent ainsi de comparer les taux de particules fines habituels avec ceux enregistrés lors de ces épisodes.
En août 2025, de nombreux feux simultanés se déclarent sur la péninsule ibérique, notamment à Riaño, Plasencia et Ourense en Espagne et à Arganil au Portugal.
Comme en témoignent les graphiques ci-dessous, les localités connaissent alors une augmentation exponentielle des particules fines dans l'air causées le jour même, ou les jours suivants le début des incendies. Les valeurs mesurées se rapprochent de celles des pics de pollution de grandes villes chinoises ou indiennes.

En France, par exemple, lors de l'incendie qui s'est déclaré aux Pennes-Mirabeau à Marseille le 8 juillet 2025, l'Agence régionale pour la qualité de l'air (ATMO-SUD) avait établi que la qualité de l'air n'avait jamais été aussi mauvaise dans la région que lors de cet événement majeur. En effet, on observe des pics de particules fines les jours suivant le déclenchement de l'incendie dans le graphique ci-dessous.

Outre le danger qu'ils représentent pour les biens et les personnes dans le périmètre proche du front de flammes, l'exposition à la fumée des feux de forêts s'étend bien au-delà du voisinage immédiat. La fumée peut ainsi affecter des populations à des centaines, voire à des milliers de kilomètres7 car les particules issues de ces feux ont la capacité de parcourir de très longues distances.
Les incendies survenus au Canada en 2025 en offrent une illustration frappante. La carte ci-dessous montre d'une part une hausse marquée des concentrations de particules dans les zones proches des foyers, notamment autour de Calgary, Candle Lake ou Winnipeg. D'autre part, on constate aussi une nette dégradation de la qualité de l'air dans des villes pourtant situées à plusieurs milliers de kilomètres, comme Montréal ou Chicago. En août 2025, Chicago connaîtra ainsi un épisode sévère de pollution atmosphérique, provoqué par les fumées persistantes des feux canadiens même après leur maîtrise. Montréal, de son côté, enregistrera un record mondial en devenant la ville à la pire qualité de l'air durant l'été 2025, avec des pics comparables à ceux des métropoles les plus polluées de la planète.

Le situation française de Ribaute est aussi éclairante sur la volatilité des particules. Alors que le feu se déclenche le 05 août dans la localité, le vent épargne dans un premier temps la ville en emportant les particules fines au large, en soufflant par l'Est. En revanche, un pic de particules fines est atteint le 08 août, alors que le vent se calme. Les niveaux mesurés dépassent alors largement les seuils habituels pour la région.

Les effets des particules fines nous concernent donc tous, d'autant que qu'elles sont particulièrement nocives pour la santé. D'une part, elles font partie des plus petites particules (PM 2.5) et sont capables de se frayer un chemin jusque dans nos voies respiratoires et artérielles. D'autre part, elles sont extrêmement toxiques dans leur composition car elles sont bien plus chargées en polluants8. Pour se protéger des effets négatifs des particules fines sur la santé, l'OMS recommande un niveau moyen de PM2.5 inférieur à 5 µg/m3. A Ourense en Espagne, ce seuil a été dépassé pratiquement tout le mois d'août 2025. À cela s'ajoute une forte concentration de dioxyde de carbone et d'azote dans la fumée, tous deux très toxiques pour la santé.
La fumée des feux de forêt contient un mélange de polluants : particules fines (PM2.5 en majorité), monoxyde de carbone, dioxyde d'azote, composés semi-volatils et métaux lourds. Ce sont les PM2.5 qui concentrent l'essentiel des risques sanitaires. Elles représentent environ 80 % des particules en suspension dans les zones affectées6.
Leur dangerosité tient à leur taille : inférieures à 2,5 micromètres, elles traversent les voies respiratoires supérieures, atteignent les alvéoles pulmonaires et peuvent pénétrer dans la circulation sanguine. Leur composition chimique les rend en outre plus toxiques que les particules fines issues d'autres sources : les études épidémiologiques montrent qu'une augmentation de 10 µg/m³ de PM2.5 issues de feux de forêt entraîne une hausse des hospitalisations pour causes respiratoires de 1,3 % à 10 %, contre 0,67 à 1,3 % pour la même hausse de PM2.5 d'autres origines1.
L'OMS recommande un niveau moyen de PM2.5 inférieur à 5 µg/m³. Lors des épisodes de feux intenses, ce seuil est dépassé de plusieurs ordres de grandeur.
1 milliard
de personnes exposées au moins un jour par an à la pollution des feux de forêt
Source : Jing Li et Yifang Zhu, Science Advances, 2025
L'exposition à la fumée peut provoquer une irritation des yeux, de la gorge, du nez, de la toux, des difficultés respiratoires. En cas d'exposition prolongée ou intense, les risques de maladies aiguës ou chroniques augmentent.
L'Observatoire européen du climat et de la santé estime que les feux de forêt ont causé plus de 1 400 décès prématurés en Europe en 2005. Des études ont documenté une multiplication par 20 des cas de maladies respiratoires après les feux autour de Vilnius en Lituanie en 2022, ainsi qu'une corrélation forte entre fréquence des incendies et augmentation des pneumonies au Portugal7.

Les populations les plus vulnérables sont : les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes souffrant d'asthme, de BPCO, ou de troubles cardiovasculaires1.
Lors d'un épisode de feux de forêt, les autorités recommandent de rester à l'intérieur et de fermer les fenêtres. Mais cette mesure seule est insuffisante : les scientifiques estiment que les concentrations de PM2.5 à l'intérieur peuvent être jusqu'à trois fois plus élevées que les jours normaux, même avec les fenêtres fermées1.
Une étude publiée en mai 2025 dans la revue Science Advances a mesuré les effets de l'utilisation de purificateurs d'air portables en Californie lors d'épisodes de feux de forêt. Résultat : la concentration de PM2.5 en intérieur a été réduite de façon significative, et le nombre d'admissions à l'hôpital pour causes respiratoires était inférieur aux attentes pour la période. L'étude a également documenté une réduction des complications asthmatiques1.
Un purificateur d'air n'est pas la solution absolue, mais son utilisation est scientifiquement documentée comme un moyen de réduire l'exposition aux PM2.5 en intérieur lors d'un épisode de feux de forêt.

Les purificateurs d'air TEQOYA utilisent la technologie d'ionisation de l'air sans ozone. Cette technologie élimine jusqu'à 99 % des particules polluantes, notamment les PM2.5 et les particules ultrafines présentes en majorité dans la fumée des feux de forêt. Leur efficacité est attestée par des tests en laboratoires indépendants.
Contrairement aux technologies à filtre HEPA qui nécessitent un remplacement régulier, les purificateurs TEQOYA ne demandent qu'un nettoyage périodique. Silencieux et sobres en énergie, ils sont garantis 10 ans. Le TEQOYA T200 est adapté aux petites pièces, le TEQOYA T450 aux grandes surfaces.
Le feu de forêt n'est plus un risque marginal ou géographiquement limité. Avec le réchauffement climatique, il concerne aujourd'hui l'ensemble du territoire français et une grande partie de l'Europe. Ses effets sur la santé respiratoire sont documentés et mesurés, y compris à des centaines de kilomètres des foyers. Se confiner à l'intérieur reste la première recommandation, mais les données montrent que cette mesure seule ne suffit pas à se prémunir des PM2.5. Compléter cette protection par un purificateur d'air efficace sur les particules fines est aujourd'hui une option étayée par la recherche.
Fermez les fenêtres et portes, désactivez la ventilation en mode entrée d'air extérieur et passez en recirculation, et utilisez un purificateur d'air capable de capter les PM2.5. Évitez de cuisiner au four ou à la poêle, ce qui ajouterait des particules à l'air intérieur. Si vous devez sortir, un masque FFP2 réduit l'exposition aux particules.
Oui. Les particules fines issues des feux de forêt peuvent parcourir des milliers de kilomètres. En 2025, les fumées des incendies canadiens ont dégradé la qualité de l'air jusqu'à Chicago et Montréal. La fumée peut donc affecter des populations très éloignées du front de flammes, parfois plusieurs jours après la maîtrise des feux.
Les symptômes les plus fréquents sont l'irritation des yeux et de la gorge, la toux, l'essoufflement et un écoulement nasal. En cas d'exposition prolongée ou chez des personnes vulnérables, l'exposition peut déclencher ou aggraver des crises d'asthme, des bronchites ou des complications cardiovasculaires.
Oui, elles font partie des populations les plus vulnérables, avec les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes. Les PM2.5 des feux de forêt pénètrent profondément dans les voies respiratoires et peuvent déclencher des crises, même chez des personnes dont l'asthme est habituellement bien contrôlé. Il est recommandé d'avoir son traitement à portée de main et un plan d'action actualisé avec son médecin avant la saison des feux.
Non. Des études montrent que les concentrations de PM2.5 à l'intérieur peuvent atteindre trois fois les niveaux habituels même fenêtres fermées, en raison des infiltrations d'air. Fermer les fenêtres reste une première mesure indispensable, mais elle doit être complétée par un purificateur d'air efficace sur les particules fines pour réduire significativement l'exposition.
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