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Air intérieur dans les logements français : ce que révèle le rapport OQEI 2025

L'essentiel

La seconde Campagne Nationale Logements de l'OQEI (CNL2), publiée en juin 2025, a mesuré plus de 170 polluants dans 571 foyers français représentatifs du parc national. La quasi-totalité des substances ciblées sont présentes dans plus de la moitié des logements. 70 % des foyers dépassent l'objectif de 10 µg/m³ en particules fines PM2.5 fixé par le Haut Conseil de la Santé Publique pour 2025. La qualité de l'air intérieur s'est néanmoins améliorée depuis la première campagne (2003-2005) : formaldéhyde, benzène et COV chlorés ont tous reculé. Ces résultats concernent toutes les personnes qui passent la majorité de leur temps dans un logement en France.

L'air que vous respirez chez vous est, en moyenne, plus pollué que l'air extérieur. Ce n'est pas une intuition : c'est ce que confirment 20 ans de mesures scientifiques dans les logements français.

En juin 2025, l'Observatoire de la Qualité des Environnements Intérieurs (OQEI) a publié les résultats de sa seconde Campagne Nationale Logements (CNL2), conduite entre fin 2020 et début 2023 dans 571 foyers répartis dans 84 départements. Avec plus de 170 polluants analysés, c'est l'étude la plus complète jamais réalisée sur l'air intérieur résidentiel en France.

Ce que les chercheurs y ont trouvé est à la fois rassurant - la tendance est à l'amélioration sur deux décennies - et préoccupant : pour les particules fines PM2.5, 70 % des logements dépassent encore l'objectif sanitaire fixé pour 2025. Cet article fait le point sur les principaux enseignements, et ce que font nos voisins européens. Pour un panorama complet : qualité de l'air intérieur, respirer plus sain à la maison.

L'OQEI et la Campagne Nationale Logements 2 : une radiographie inédite

Créé en 2001 sous le nom d'OQAI (Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur), l'observatoire a élargi son périmètre en janvier 2024 pour intégrer bruit, lumière et chaleur, devenant l'OQEI - Observatoire de la Qualité des Environnements Intérieurs.

La CNL2 est sa mise à jour la plus ambitieuse depuis la première campagne (CNL1, 2003-2005). Méthodologie : 571 logements tirés au sort, 321 communes, 84 départements, échantillon pondéré pour représenter les 29,7 millions de résidences principales françaises. Dans chaque logement, des capteurs ont été installés pendant une semaine dans le séjour et la chambre principale, complétés par des questionnaires sur les habitudes des occupants. Cette double approche - mesures instrumentales et déclaratif - est ce qui donne sa robustesse à l'étude.

OQEI Campagne Nationale Logements 2 méthodologie

Les polluants dans vos logements : état des lieux

Les particules fines PM2.5 : le chiffre qui interpelle

Les PM2.5 - particules d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres - sont capables de traverser les voies respiratoires et d'atteindre les alvéoles pulmonaires, voire la circulation sanguine. Leurs sources dans les logements sont multiples : cuisson, bougies et encens, chauffage au bois, mais aussi infiltration depuis l'extérieur.

Résultat de la CNL2 : 70 % des logements français dépassent l'objectif cible de 10 µg/m³ fixé par le HCSP pour 2025. Plus préoccupant encore, 11 % dépassent le seuil d'action rapide de 50 µg/m³, niveau auquel des mesures correctives sont recommandées.

70 %

des logements français dépassent l'objectif cible de 10 µg/m³ en particules fines PM2.5, fixé par le Haut Conseil de la Santé Publique pour 2025.

Source : OQEI - Campagne Nationale Logements 2, juin 2025.

polluants air intérieur logements France OQEI 2025

Le formaldéhyde : un cancérogène avéré dans la moitié des foyers

La concentration médiane de formaldéhyde relevée dans les logements est de 14 µg/m³. Si cette valeur reste en dessous du seuil de gestion provisoire fixé à 30 µg/m³ par le HCSP, 6 % des logements le dépassent. Classé cancérogène avéré pour l'Homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC, 2004), le formaldéhyde émane principalement des panneaux de bois aggloméré (MDF), des résines de meubles, des peintures et vernis.

Le radon : un danger géologique sous-estimé

Le radon est un gaz radioactif naturel produit par la désintégration de l'uranium dans certains sous-sols (granite, schiste). Il s'infiltre dans les logements par les fondations et les fissures. Second facteur de risque de cancer du poumon en France après le tabac (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, données 2023), il dépasse le seuil réglementaire de 300 Bq/m³ dans 8 % des logements de la CNL2. Les zones les plus exposées : Massif central, Bretagne, Vosges, Alpes.

Benzène, NO₂ et CO₂ : des signaux à surveiller

Le benzène, cancérogène avéré, présente une médiane de 1,2 µg/m³ dans les logements. Sa valeur de référence de 6 µg/m³ (HCSP) est dépassée dans 1,4 % des cas. Le dioxyde d'azote (NO₂), émis notamment par les cuisinières à gaz et les chaudières à combustion, dépasse la valeur guide journalière de l'OMS (25 µg/m³) dans 3 % des logements. La médiane de CO₂ dans les chambres est de 783 ppm, signal d'un renouvellement d'air souvent insuffisant - les pointes nocturnes peuvent dépasser 1 000 ppm, seuil au-delà duquel la qualité du sommeil et les performances cognitives commencent à se dégrader (Satish et al., Environmental Health Perspectives, 2012).

Les pesticides : une présence inattendue (étude PestiLoge)

L'étude complémentaire PestiLoge, financée par l'Anses et publiée en novembre 2025, révèle la présence de pesticides dans l'air et les poussières de logements français - y compris chez des occupants n'ayant déclaré aucun usage domestique de ces produits. Des transferts depuis les espaces verts ou des rémanences sur plusieurs années sont suspectés.

Une amélioration réelle en 20 ans - mais insuffisante

La comparaison avec la CNL1 (2003-2005) est la principale bonne nouvelle du rapport : la concentration de la plupart des polluants a significativement diminué. Les baisses les plus marquées concernent les COV chlorés (trichloroéthylène, tétrachloroéthylène, 1,4-dichlorobenzène), le benzène, les PM2.5 et le formaldéhyde.

L'OQEI attribue ces progrès à trois leviers convergents : les réglementations publiques (interdiction de certaines substances, étiquetage obligatoire des émissions en COV sur les matériaux de construction depuis 2012), le recul du tabagisme dans les logements, et la sensibilisation progressive du public à la qualité de l'air intérieur.

Ces progrès sont réels. Mais ils demeurent insuffisants : l'objectif sanitaire 2025 n'est pas atteint pour les PM2.5 dans sept logements sur dix. Et la dynamique de rénovation énergétique, en renforçant l'étanchéité des bâtiments sans systématiquement améliorer la ventilation, risque d'inverser une partie des gains obtenus si elle n'est pas accompagnée d'une vigilance accrue sur le renouvellement d'air. Pour aller plus loin : Performance énergétique du bâtiment et qualité de l'air.

amélioration qualité air intérieur France 20 ans OQEI

La France dans le contexte européen

La France n'est pas un cas isolé. Dans toute l'Europe, les études disponibles sur la qualité de l'air résidentiel convergent vers les mêmes polluants prioritaires : formaldéhyde (matériaux de construction), PM2.5 (cuisson, chauffage, infiltrations), radon (géologie locale), NO₂ (appareils à combustion).

Au Royaume-Uni, l'UK Health Security Agency (UKHSA) et le DEFRA documentent des préoccupations identiques : formaldéhyde dans le mobilier, NO₂ lié aux cuisinières à gaz, radon préoccupant dans le sud-ouest de l'Angleterre et au Pays de Galles. En Allemagne, l'Umweltbundesamt (UBA) a développé des valeurs guides contraignantes pour l'air intérieur, avec un étiquetage obligatoire renforcé sur les produits de construction. Résultat : des niveaux de COV généralement inférieurs à la moyenne française, mais un risque radon similaire dans les zones granitiques.

Un paradoxe commun à toute l'Europe mérite attention : les pays les plus vertueux en matière d'efficacité énergétique (pays nordiques, Allemagne) sont aussi ceux où le risque d'air intérieur confiné est le plus élevé, si la ventilation mécanique n'est pas maintenue en état de fonctionnement optimal. L'isolation thermique sans ventilation adaptée aggrave la concentration des polluants.

Sur le plan réglementaire, la Commission européenne a engagé des travaux pour intégrer des exigences de qualité de l'air intérieur dans la réglementation des bâtiments, dans le cadre de son Plan d'action Zéro pollution. La méthode de la CNL2 française est citée comme modèle méthodologique dans ces discussions.

Ce que vous pouvez faire concrètement

Face à ces résultats, trois leviers d'action sont à la portée de chaque habitant.

Agir sur les sources : privilégier les matériaux et le mobilier avec faibles émissions en COV (label A+ ou équivalent), réduire l'usage de bougies parfumées et d'encens, éviter le chauffage au bois dans les pièces mal ventilées, faire tester son logement pour le radon si l'on habite une zone granitique.

Ventiler régulièrement : aérer au moins 10 à 15 minutes par jour, utiliser la hotte lors de la cuisson, entretenir la VMC si le logement en est équipé.

Purifier l'air : un purificateur d'air performant peut contribuer à réduire significativement les PM2.5, les bactéries et les allergènes identifiés dans la CNL2. Consultez notre guide complet pour choisir un purificateur d'air.

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Contrairement aux filtres HEPA qui doivent être renouvelés régulièrement, un simple nettoyage suffit pour conserver l'efficacité des purificateurs d'air TEQOYA tout au long de leur vie.

Conclusion

Le rapport OQEI 2025 donne à voir l'air intérieur français tel qu'il est : moins pollué qu'il y a vingt ans, mais encore loin des objectifs sanitaires pour les particules fines et plusieurs autres substances. Le chemin parcouru depuis 2003 prouve que la réglementation et la sensibilisation fonctionnent. Ce qui reste à parcourir rappelle que la qualité de l'air intérieur ne s'améliore pas seule, et que les logements les plus récents - plus étanches - ne sont pas automatiquement les plus sains.

En Europe comme en France, le prochain chantier est celui de la ventilation : garantir le renouvellement d'air là où l'isolation a réduit les échanges naturels. Ce n'est pas un problème technique insoluble. C'est une question de priorité.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'OQEI ?

L'OQEI (Observatoire de la Qualité des Environnements Intérieurs) est un organisme scientifique français créé en 2001, rattaché au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB). Il mesure de façon indépendante la qualité de l'air et des environnements intérieurs dans les logements, écoles et bureaux français. Il s'appelait OQAI jusqu'en janvier 2024, date à laquelle il a élargi son périmètre au bruit, à la lumière et à la chaleur.

Quels sont les polluants les plus présents dans les logements français ?

D'après la Campagne Nationale Logements 2 (CNL2, 2025), presque tous les polluants analysés sont détectés dans plus de la moitié des foyers. Les plus préoccupants, par dépassement des seuils sanitaires : les particules fines PM2.5 (70 % des logements au-delà de l'objectif 2025), le radon (8 % au-delà du seuil réglementaire), le formaldéhyde (6 % au-delà du seuil de gestion), et le NO₂ dans une moindre proportion.

À quel niveau les PM2.5 deviennent-ils dangereux dans un logement ?

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a fixé un objectif cible de 10 µg/m³ (moyenne annuelle) et un seuil d'action rapide à 50 µg/m³. L'OMS recommande, dans ses lignes directrices 2021, une valeur de 15 µg/m³ en moyenne annuelle. Une exposition chronique à des niveaux élevés de PM2.5 est associée à des risques cardiovasculaires, respiratoires et neurologiques, même en dessous des seuils d'alerte.

Comment améliorer la qualité de l'air dans son logement concrètement ?

Trois leviers complémentaires :

  1. Réduire les sources - éviter le chauffage au bois en espace confiné, limiter bougies et encens, choisir des matériaux à faibles émissions en COV.
  2. Ventiler régulièrement - au moins 10 à 15 minutes par jour, utiliser la hotte lors de la cuisson.
  3. Purifier l'air - un purificateur performant réduit les PM2.5, bactéries et allergènes en suspension. Faire tester son logement pour le radon si on habite une zone granitique.

Qu'est-ce que le radon et comment savoir si mon logement est exposé ?

Le radon est un gaz radioactif naturel produit par la désintégration de l'uranium dans le sol. Il s'infiltre par les fondations et les fissures dans les bâtiments à rez-de-chaussée ou avec sous-sol, surtout dans les régions à sous-sol granitique (Massif central, Bretagne, Vosges, Alpes). Pour savoir si votre logement est exposé : un dosimètre radon (disponible en pharmacie ou auprès de votre mairie) permet de mesurer la concentration sur plusieurs semaines. Si le résultat dépasse 300 Bq/m³, des travaux de remédiation sont recommandés.

Sources

  1. OQEI (Observatoire de la Qualité des Environnements Intérieurs), « Campagne Nationale Logements 2 (CNL2) - Rapport de campagne », juin 2025. oqei.fr
  2. OQEI, « Étude PestiLoge : présence de pesticides dans l'air et les poussières des logements français », novembre 2025. oqei.fr
  3. Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), « Valeurs guides de qualité de l'air intérieur - PM2.5, formaldéhyde, benzène ». hcsp.fr
  4. Organisation mondiale de la Santé (OMS), « WHO Global Air Quality Guidelines », 2021. who.int
  5. Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), « Le radon dans les logements en France : niveaux et déterminants ».
  6. Satish U. et al., « Is CO2 an Indoor Pollutant ? Direct Effects of Low-to-Moderate CO2 Concentrations on Human Decision-Making Performance », Environmental Health Perspectives, vol. 120, n° 12, 2012.
  7. UK Health Security Agency (UKHSA) / DEFRA, « Indoor air quality guidelines and evidence review ».
  8. Umweltbundesamt (UBA, Allemagne), « Indoor air quality - health-based guidance values ».
 

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